Homophobie ?...

Homophobie ?...
Adolescent, il ne se passait pas un seul jour sans que je ne sois la cible d'insultes en tous genre, se rapportant à ma soi-disante homosexualité, dont je n'ai moi-même vraiment pris conscience qu'à mes 13 ans...

Pourtant, dès l'age de 10/11 ans, j'ai dû encaisser tant bien que mal des injures dégradantes comme PD, tarlouze, pédale, tapette, tafiole, et tant d'autres, tous les jours, plusieurs fois par jour !...
Ce qui a été le plus douloureux, et considérablement dommageable pour moi, c'est de n'avoir trouver aucun secours auprès de ma famille... Pire, mes 2 frères aînés se sont révélés, au fil des années, être parmi les plus acerbes et virulents vis à vis de moi, sans que mes parents ne manifestent de véritable opposition...

On doute énormément à cet age là, et l'on se forge souvent une estime de soit par ce que nous renvois ceux qui nous entourent, en particulier, ceux qui nous sont chers, et bien entendu, nos parents...

Le résultat, c'est qu'à 13 ans et demi, l'opinion que j'avais de moi-même m'a conduis à ne souhaiter qu'une seule chose, mettre fin à mes jours...
Il s'en est fallu de peu, mais heureusement cette tentative a échouée...
Après 3 années de thérapie avec un psychiatre qui a su m'aider et que je ne remercierai jamais assez, je pensais que tout était réglé, que j'étais dorénavant assez fort pour faire face, que la confiance qu'il avait su faire renaître en moi ne me quitterai plus...

Mais c'était oublier l'immense sentiment d'abandon que j'avais ressenti durant toutes ces années vis-à-vis de ceux qui compte tant aux yeux d'un enfant à cet age là, je veux bien entendu parler de mes propres parents...

C'est aussi le manque de réprobation, le « laisser-dire », le « laisser-faire » des proches, qui sèment le doute, et, qui, comme dans mon cas, peut s'avérer aussi nocifs que les injures...

Encore aujourd'hui, combien de gens s'imaginent qu'avoir été victime de ce genre d'attitude n'a rien de si terrible que cela ?... Qu'après tout, à l'adolescence, nous subissons tous les moqueries plus ou moins virulentes des autres, et qu'il n'y a pas là matière à s'émouvoir particulièrement...

Ces gens là non rien compris. Ils se figurent que de "simples mots" ne portent pas à conséquence, comme s'il existait une forme d'homophobie "tolérable", en quelque sorte...

Je me suis "construit" comme j'ai pu, et ma foi, depuis un certain temps déjà, j'assume parfaitement mon homosexualité...
Pourtant, malgré les années, de cette période de ma vie, durant laquelle j'ai connue cette « homophobie-là », je garde d'importantes cicatrices...

# Posté le mercredi 13 mai 2009 01:37
Modifié le mardi 19 mai 2009 21:26

Vidéo Dailymotion

# Posté le mardi 12 mai 2009 20:48

Paroles Alain Souchon Et si en plus y'a personne

Paroles Alain Souchon Et si en plus y'a personne


Abderhamane, Martin, David

Et si le ciel était vide

Tant de processions, tant de têtes inclinées

Tant de capuchons tant de peur souhaitées

Tant de démagogues de Temples de Synagogues

Tant de mains pressées, de prières empressées


Tant d'angélus

Ding

Qui résonne

Et si en plus

Ding

Y'a personne


Abderhamane, Martin, David

Et si le ciel était vide

Il y a tant de torpeurs

De musiques antalgiques

Tant d'anti-douleurs dans ces jolis cantiques

Il y a tant de questions et tant de mystères

Tant de compassions et tant de révolvers



Tant d'angélus

Ding

Qui résonne

Et si en plus

Ding

Y'a personne


Arour hachem, Inch Allah

Are Krishhna, Alléluia

Abderhamane, Martin, David

Et si le ciel était vide

Si toutes les balles traçantes

Toutes ces armes de poing

Toutes ces femmes ignorantes

Ces enfants orphelins

Si ces vies qui chavirent

Ces yeux mouillés

Ce n'était que le plaisir

De zigouiller



Et l'angélus

Ding

Qui résonne

Et si en plus

Ding

Y'a personne


Et l'angélus

Ding
Qui résonne

Et si en plus

Ding

Y'a personne
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# Posté le dimanche 22 février 2009 11:19

Le c½ur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien...

A l'écouter, ce serait donc lui le véritable coupable : le "temps" ! ... Irrépressible... inévitable ! ... (???...)
C'est notre "lot" à tous !...

Mais alors, pourquoi, malgré la cruauté et le mépris avec lesquels il m'a traité, le temps a si peu d'influence sur moi ?...
Des mois ont passés, et même plus d'une année, et pourtant, je souffre encore, et ne connais pas un seul jour sans penser à lui, à nous, au souvenir de ce que je croyais si fort entre nous : le temps se montre bien impuissant vis à vis l'amour que j'éprouve pour lui, et que j'aimerai tant pouvoir consacrer à un autre, qui le mériterait, peut-être, bien davantage...




Avec le temps Par Léo Ferré


Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le c½ur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Même les plus chouettes souv'nirs ça t'as une de ces gueules
A la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment... avec le temps... on n'aime plus

# Posté le samedi 10 janvier 2009 06:47
Modifié le samedi 16 mai 2009 01:10

Et si j'étais à bout ? ...

Et si j'étais à bout ? ...
Non ! ...
C'a , c'était avant...
Je dois men sortir, continuer, avancer... Coute que coute, seul, quoiqu'épaulé... Mais bien sûr, c'est moi qui décide, et tout dépends de moi...

Voici un article qui vaut ce qu'il vaut, mais qu'il est bon de se souvenir dans les moments les plus sombres ...

"SI VOUS PENSEZ AU SUICIDE
LISEZ D'ABORD CECI
Si vous vous sentez suicidaire, arrêtez-vous pour lire ce qui suit. Cela ne vous prendra que cinq minutes. Je ne veux pas vous dissuader de la réalité de votre souffrance. Je ne vous parlerai ici que comme quelqu'un qui sait ce que souffrir veut dire.

Je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi vous lisez cette page. Je sais seulement qu'en ce moment, vous la lisez, et c'est déjà une bonne chose. Je peux supposer que vous êtes ici parce que vous souffrez et que vous pensez à mettre fin à votre vie. Si cela était possible, je préférerais être avec vous en ce moment, m'asseoir avec vous et parler, face à face et coeur ouvert. Mais puisque ce n'est pas possible, faisons-le par la biais de cette page.

J'ai connu un certain nombre de personnes qui voulaient se tuer. J'ai moi-même été dans ce cas. J'ai donc idée de ce que vous pouvez sentir. Je sais que vous n'êtes pas capable de lire un gros livre, alors je vais faire court. Pendant que nous sommes ici ensemble pour les cinq prochaines minutes, j'ai cinq choses simples, pratiques, à vous dire et que j'aimerais partager avec vous. Je ne discuterai pas de savoir si vous devriez vous tuer ou pas. Je pense juste que si vous y pensez, vous devez vraiment souffrir.

Bien, vous lisez encore ce texte, et c'est très bon. J'aimerais vous demander de rester avec moi jusqu'à la fin de cette page. J'espère que cela veut dire que vous êtes au moins un peu incertain, au fond, quelque part à l'intérieur de vous, de savoir si oui ou non vous allez vraiment mettre fin à votre vie. On ressent souvent cela, même dans l'obscurité la plus profonde de désespoir. Etre dans le doute concernant sa mort, c'est normal. Le fait que vous êtes encore vivant à cette minute signifie que vous êtes encore un peu incertain. Cela veut dire que pendant que vous voulez mourir, au même moment, une partie de vous-même veut continuer à vivre. Tenons-nous à cela, et continuons quelques minutes de plus.


Commencez par penser à cette phrase :
"Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face."

Dans le suicide, il ne s'agit que de cela. Vous n'êtes pas une personne haïssable, ou folle, ou faible, ou incapable, parce que vous vous sentez suicidaire. Avoir des idées noires ne veut même pas dire que vous voulez vraiment mourir - cela veut juste dire que vous avez plus de douleur que de ressources pour la prendre en charge maintenant. Si j'empile des poids sur vos épaules, vous vous écroulerez au bout d'un moment si j'ajoute suffisamment de poids... quelle que soit votre volonté de rester debout. (C'est pourquoi il est si inutile que les gens vous disent : "debout, garde le moral!" - vous le feriez, évidemment, si vous le pouviez.)

N'acceptez pas que quelqu'un vous dise, "il n'y a pas de quoi être suicidaire pour cela." Il y a différentes sortes de souffrances qui peuvent mener au suicide. Qu'une douleur soit supportable ou non diffère d'une personne à une autre. Ce qui peut être supportable pour quelqu'un peut ne pas l'être pour vous. La limite où la douleur devient insupportable dépend du genre de ressources dont vous disposez. Les individus sont très différents dans leur capacité à supporter la douleur.

Quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face, le résultat, ce sont des pensées suicidaires, des "idées noires". Le suicide n'est alors ni faux ni vrai; ce n'est pas un défaut de caractère; il n'y a pas à le juger moralement. C'est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter.

Vous pouvez survivre à des sentiments suicidaires si vous faites l'une ou l'autre de ces deux choses:
(1) Trouver un moyen pour réduire la douleur,
ou
(2) Trouver un moyen pour augmenter vos ressources pour y faire face.
Ou les deux à la fois.

Voici les cinq choses à prendre en considération dont je vous parlais tout à l'heure.
1 La première chose que vous avez besoin d'entendre, c'est de savoir qu'on s'en sort. Des personnes qui souffraient autant que vous en ce moment, s'en sont sorties. Vous avez donc de très fortes chances de vous en sortir. J'espère que cette information peut vous donner un peu d'espoir.
2 La deuxième chose que je veux vous suggérer est de vous donner du recul. Dites-vous, "j'attendrai 24 heures avant de faire quoi que ce soit." Ou une semaine. Souvenez-vous que sensations et actions sont deux choses différentes - que vous ayez le sentiment de vouloir vous tuer, ne signifie pas que vous devez le faire maintenant. Mettez du recul entre vos sensations suicidaires et un passage à l'acte. Même si ce n'est que 24 heures. Vous en avez été capables 5 minutes en lisant cette page. Vous pouvez le faire encore 5 minutes en continuant à la lire. Continuez et prenez conscience du fait qu'alors que vous vous sentez encore suicidaire, vous n'êtes pas, en ce moment, en train d'agir en ce sens. C'est très encourageant pour moi, et j'espère que cela l'est pour vous.
3 La troisième chose est ceci: on pense souvent au suicide pour trouver un soulagement à sa douleur. On ne veut pas mourir mais arrêter de souffrir. Souvenez-vous que le soulagement est une sensation. Et vous devez être vivant pour la ressentir. Vous ne sentirez pas le soulagement que vous cherchez si désespérément, si vous êtes mort.
4 La quatrième chose est ceci: certains réagiront mal à vos sentiments suicidaires, parce qu'ils sont effrayés ou en colère; ces personnes peuvent même augmenter votre douleur au lieu de vous aider, en dépit de leurs intentions, en disant ou faisant des choses irréfléchies. Vous devez comprendre que leurs réactions négatives ont à voir avec leurs propres peurs, pas avec vous.

Mais il y a aussi des personnes qui peuvent être avec vous pendant ces moments si difficiles. Ils ne vous jugeront pas, ne chercheront pas à vous contredire. Ils feront simplement attention à vous. Trouvez-en une. Maintenant. Utilisez vos 24 heures, ou votre semaine, et dites à quelqu'un ce qui se passe pour vous. Il est normal de pouvoir un jour demander de l'aide. Appelez une ligne d'écoute spécialisée (SOS Suicide Phénix, SOS amitié, appelez un centre spécialisé près de vous, ou regardez dans l'annuaire), appelez un psychothérapeute (psychanalyste, psychologue, psychiatre), quelqu'un qui est capable de vous écouter. Mais surtout ne portez pas le fardeau supplémentaire d'essayer de vous charger de cela seul. Juste parler de ce qui vous a conduit là peut vous enlever une grosse part de la pression qui vous pèse, et c'est peut-être juste la ressource supplémentaire dont vous avez besoin pour retrouver l'équilibre.
5 La dernière chose que je veux que vous sachiez maintenant est ceci: les sensations suicidaires sont, dans et par elles-mêmes, traumatisantes. Après leur disparition, vous avez besoin de continuer à prendre soin de vous. Commencer une thérapie est vraiment une bonne idée.
Bien. il s'est écoulé quelques minutes et vous êtes encore avec moi. J'en suis vraiment heureux.

Puisque vous avez été jusqu'ici, vous méritez un cadeau. Je pense que vous devriez vous récompenser en vous donnant une portion de ressources supplémentaires pour affronter la douleur . Souvenez-vous, plus haut vers le début de la page, j'ai dit que l'idée est de s'assurer d'avoir plus de ressources que de douleur. Alors donnez-vous en une supplémentaire, ou deux, ou dix...! jusqu'à ce qu'elles surpassent vos sources de douleur.

Maintenant, si cette page a pu vous apporter un quelconque soulagement, la meilleure et la plus grande ressource que vous pouvez trouver, c'est quelqu'un a qui parler. Si vous trouvez quelqu'un qui veut écouter, et si vous lui dites comment vous vous sentez et comment vous en êtes arrivé là, vous aurez vraiment augmenté vos ressources. Heureusement, la première personne que vous choissirez ne sera pas la dernière. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient entendre ce qu'il en est pour vous. Il est temps de commencer à en chercher une autour de vous.

Copier de "http://www.barbery.net/psy/suicide/lisezceci.htm"

Merci à lui ...
# Posté le lundi 15 décembre 2008 23:29